C'est par là-bas que ça se passe maintenant. Il se peut que vous ne tombiez pas tout à fait là où il faut, c'est la fôte au vilain DNS qui met du temps à percuter, faudra alors réessayer plus tard.
Edit du 28 mars : bouhouhou pourquoi tant de haine ? Apparemment la diffusion DNS se passe mal. Bear with me, on va y arriver. D'ailleurs certains sont déjà arrivés jusqu'à mon nouveau chez-moi, tout espoir n'est pas perdu.
... à quoi les zèbres de 20six pensent. Quand je dis zèbres, je ne désigne pas les blogueurs mais l'équipe de 20six. Leur nouveau changement de système est, de mon point de vue, une catastrophe. Une monstruosité que seuls des esprits totalement déconnectés d'une réalité du blog (si tant est qu'il en existât une) ont pu concevoir.
Je ne vais pas gloser sur les raisons qui ont amené à ce changement : 20six est maître chez lui, yféskiveu. Mais les conséquences sont lourdes.
Tout d'abord, l'interface. Typique d'un truc conçu par des informaticiens (je peux le dire, j'en suis un), avec leur point de vue unique. Ergonomie et facilité d'usage, ça vous dit quelque chose ? Non, apparemment. Il y a probablement une logique sous tout ça, mais je dois avouer que ce n'est pas la mienne. Les fonctions principales (gestion des notes) ne sont accessibles qu'avec l'ascenseur vertical, c'est tout dire ! Et je passerai pudiquement sur les termes un peu obscurs ("fonctions basiques" pour désigner la mise en page, "genre" pour la police de caractère et ses couleurs...). Y'a du nez poudré dans le coin, pas possible autrement.
Mais ce qui me fait vraiment péter un plomb, c'est l'ignorance que l'équipe 20six a du simple fait qu'un blog, c'est aussi beaucoup de liens dans tous les sens. Quand on change le système de façon telle que les URLs "anciennes" n'existent plus... ben c'est la merde.
Une de vos notes fait un lien vers une autre de vos notes. Ces liens n'ont pas migré. Par chance, on n'obtient pas une erreur mais on arrive sur la page de garde de votre blog. Génial, il va falloir reprendre à la main toutes les notes et mettre tous les liens internes à jour. Bien sûr, si vous avez fait un lien vers une notre d'un autre 20sixien, le problème est le même.
Un autre blogueur fait un lien sur une de vos notes, ou vous avez fait un trackback ailleurs ? Perdu, tout simplement. Le lien et le trackback ramèneront aussi vers votre page de garde, et pas vers la note concernée.
Enfin, anathème absolu, l'URL des fils RSS a changé. Or, il s'agit souvent du principal moyen utilisé par les lecteurs pour savoir ce qui se passe sur un blog. Là, si un lecteur n'est pas prévenu qu'il y a eu une migration, le blog 20sixien apparaît comme s'il n'existait plus puisque l'agrégateur ne trouve plus le flux RSS à l'ancien emplacement.
Quand on oublie totalement la notion de compatibilité ascendante, surtout dans un outil comme un blog, c'est qu'on a rien compris. La conséquence évidente étant, pour moi, que je me casse d'ici. Ma plate-forme DotClear est presque prête (en passant, s'il y en a qui veulent que je les héberge, on peut en discuter). Faut que je réécrive l'outil de récupération des notes 20six pour les injecter sous DC, mais ça devrait aller assez vite. Et après... zouuuu.
Ca commençait pourtant mal : je n'avais pas de billet pour cette représentation. Lorsque j'ai vu, en arrivant à l'entrée du Théâtre, plusieurs personnes tenant à la main un feuillet sur lequel était écrit "Achète N places", mon moral a récédé de plusieurs crans. Le marché gris était à l'évidence épuisé, si tant est qu'il eût existé. Restait le marché blanc : la billetterie, pas tout à fait prise d'assaut mais presque. Je m'insère dans la file d'attente; devant moi, une dizaine de personnes - malgré ce nombre réduit, les espoirs sont minces. La même phrase de la guichetière revient sans cesse : "places chères et mal situées." Certains abandonnent, d'autres prennent, réduisant d'autant le stock libre. Première sonnerie, seconde sonnerie... Il est quinze heures moins une poignée de secondes lorsque mon tour vient. Ayant entendu plusieurs fois le même discours, je ne réitère pas la même question mais interroge pour la prochaine représentation, dimanche prochain. L'aimable dame me dit d'attendre sur le côté, ce que je m'apprête à faire.
A ce moment, de la porte d'à côté, un ouvreur entre et dit "M. X vient de libérer sa loge". Ma carte bancaire est sortie toute seule. Loge 5, en avant-scène. Au-dessus de la fosse, on ne voit que 80% de la scène. Mais... ne boudons pas le plaisir. C'est la loge du préfet, autant dire que les sièges sont bons, la vue imprenable sur les interprètes, et ils ne se sont pas si souvent que ça dérobés à mon regard.
Les premiers frissons sont apparus durant la seconde scène, mettant en jeu -j'en devine une qui ne sera pas surprise- Dorabella (Sophie Koch) et Fiordiligi (Tamar Iveri). Rhâââ. La voix veloutée mais d'une redoutable puissance, surtout à faible distance comme j'étais placé, de Sophie Koch m'a scié. Le plaisir jubilatoire ne m'a quitté qu'à la fin de la représentation. Je me suis surpris, à deux ou trois reprises, à en avoir le souffle court, presque coupé.
J'ai beaucoup apprécié Despina (Anne-Catherine Gillet), joyeuse, gouailleuse à souhait, qui donnait vraiment l'impression de s'amuser comme une folle dans son personnage. Mon seul regret a été la relative faiblesse de Ferrando (Tomislav Muzek) par rapport aux autres interprêtes. Ses solos étaient impeccables, pour autant que mes oreilles mal dégrossies me permettent pareil jugement. Mais dès qu'il chantait en compagnie de Don Alfonso (Carlos Chausson) ou de Guglielmo (Brett Polegato), il devenait inaudible.
Il est des équations qui boulversent l'état des connaissances et marquent de grandes avancées scientifiques. Il en est d'autres qui indignent et révulsent, et marquent de grands retours en arrière. Je préfère nettement les premières aux secondes.
Je ne lisais pas le blog de Garfieldd. Quelques pages en sont préservées sur web.archive.org, et je ne saurais trop vous encourager à les lire. Pour le reste... Embruns tient une liste de liens sur le sujet, Eolas a rédigé une note qui m'a fait jubiler du premier au dernier mot, Kozlika donne son avis toujours aussi humain... Cherchez, vous trouverez.
Pourquoi Garfieldd a-t-il été révoqué ? Parce qu'il était proviseur et blogueur et homosexuel. Qu'il n'eût été que deux de ces trois "choses" (je ne peux pas dire "qu'il n'eût eu que deux de ces trois tares", aucun des trois points n'étant de près ou de loin un défaut.. quoi que, proviseur, ça se discute) et rien ne se serait passé.
Un proviseur homosexuel ? Je ne pense pas que l'Education Nationale fasse exception dans les préférences sexuelles de ses membres. Il y a des homosexuels dans l'EN, dans les mêmes proportions que dans l'ensemble de la société (il y a aussi certainement des zoophiles, des sado-masochistes, des fétichistes, des onanistes, des éjaculateurs précoces, des nymphomanes, etc.). Je ne vois pas en quoi l'orientation sexuelle peut empêcher quelqu'un d'enseigner ou d'encadrer des enfants - sauf si l'on associe une sexualité différente avec une dangerosité comportementale, ici l'homosexualité et la pédophilie.
Garfieldd eût-il été une femme (proviseur, blogueuse et homosexuelle), la sanction aurait-elle été identique ?
Un proviseur blogueur, évoquant sa vie professionnelle ? Les billets préservés sur web.archive font, de mon point de vue étriqué, plus qu'honneur à la profession. Ils sont humains, intelligents, équilibrés. Ni discours angélique tout-va-bien-madame-la-marquise, ni tract syndical c-est-la-faute-à-pas-nous, ni laxisme exacerbé les-élèves-sont-des-clients-sont-rois ni autoritarisme forcené le-chef-c-est-moi-tu-la-fermes. Qu'y a-t-il de plus respectable qu'un professionnel capable de se poser des questions sur ce qu'il fait, comment il le fait, pourquoi il le fait ? Ou, si vous préférez, qu'il a-t-il de plus répugnant et dangereux qu'un professionnel qui n'a pas le moindre doute sur ses actions et qui ne se pose pas la moindre question ?
Un proviseur blogueur, évoquant sa vie personnelle ? On ne saurait pas qu'il est proviseur, justement, donc ce ne serait "que" un blogueur homosexuel. Pas de quoi fouetter un chat.
Alors ? J'en conclus que si vous êtes un homme, homosexuel, travaillant dans l'Education Nationale, vous avez sacrément intérêt à faire profil bas. La Grande Muette n'est pas celle que l'on croyait.
Les débuts d'année étant propices aux bonnes résolutions, ça tombe comme à Gravelotte. Cependant, le plus difficile n'est pas de prendre des résolutions, mais de les tenir.
Avec mon alliée la Fée, nous avons ourdi une machiavélique machinerie pour vous y obliger. Cela s'appelle Ping-Pong. Le principe du jeu est simple :
J'imagine les innommables tortures de méninges que tout cela va occasionner. Hahaha (rire démoniaque, sardonique, tout ça).
C'est l'histoire de Robinson perdu sur son île qui demande à Vendredi :
– Elle mesure combien celle de celui qui a la plus grosse du monde a ton avis ?
Et Vendredi de lui répondre :
– Ben, on n'a qu'à comparer tous les deux, pardi !
Les deux hommes se jaugèrent de l'oeil, chacun hésitant quelques secondes. Robinson, d'un geste ample, dévoila la sienne, rapidement suivi de Vendredi. Deux brèves exclamations, puis un silence, pendant que chacun examinait soigneusement celle de l'autre. Toutes deux dressaient agressivement leur tête vers le ciel. Celle de Robinson, effilée, d'une apparence presque fragile, rendait en largeur ce qu'elle prenait en taille à celle de Vendredi, massive, trapue. La première donnait l'impression d'être faite pour les sprints débridés, alors que la seconde se révèlerait plus lente, mais imbattable sur la durée.
"Tu l'as appelée comment ? demanda Vendredi
-Ariane, et toi ?
-Longue Marche.
-Ouais ouais ouais. Sont pas prêtes de partir. Dommage qu'il n'y aie pas une goutte de carburant sur ce foutu astéroïde.
-Drôle d'histoire quand même, un cimetière d'épaves stellaires non-humaines, la découverte du dernier million d'années pour l'espèce humaine, et personne n'en saura rien."
Les deux hommes tournèrent le dos à leurs fusées de signalement et, l'air las, s'en revinrent dans leur module de survie.
Je ne serai pas là cette semaine, je dois assister à un
séminaire de recherche clinique sur les mutations et les remplacements
synaptiques chez les intellectuels.
Le protocole scientifique de cette étude a été validé au préalable par un aréopage dûment compétent. S'agissant d'une expérience dont certains mauvais esprits prétendent qu'elle pourrait être destructrice, il ne sera peut-être pas possible de la réitérer par la suite si ces esprits chagrins se révélent dans le vrai.
La sélection des sujets a été faite avec un soin tout particulier. A notre époque dissolue, il en est des philosophes comme des vierges : on sait à peu près ce que c'est, mais on n'en trouve jamais quand on en a besoin (je vous déconseille vivement de tenter l'invocation d'un démon du troisième niveau ou au-delà si vous ne disposez pas d'une vraie vierge à sacrifier). L'étude eût été entachée d'approximations inacceptables si, dans la population témoin, un seul non-philosophe réussissait à se glisser.
Initialement, le comité scientifique a utilisé une technique moderne : passer une annonce au journal télévisé, et dépouiller avec soin les candidatures. La réception subséquente de 34 278 623 lettres, dont 34 278 421 étaient signées d'un certain BHL et accompagnées chacune d'un livre (en aparté : si quelqu'un pouvait nous débarrasser de ces bouquins, ça nous arrangerait; e-bay a refusé qu'on les vende, prétextant une obscure règle de bienséance), a fait sentir au comité toute l'ampleur de sa tâche.
J'ai cru comprendre qu'ils ont revu leur stratégie de sélection, éliminant impitoyablement (malheureusement au sens figuré seulement) tout individu qui s'était approché de moins de 100 mètres d'un plateau télévision, et s'assurant à l'aide d'une batterie de tests tous plus subtils les uns que les autres que les sujets étaient de véritables philosophes. Riri-du-comptoir s'est révélé un assistant décisif dans cette phase.
Après tous ces efforts de sélection, nous allons pouvoir lancer l'expérience. Le groupe de philosophes a été divisé en deux, afin de pouvoir comparer ces deux populations. Chaque philosophe sera muni d'écouteurs, mais aucun ne saura dans quel groupe il se trouve. L'un des groupes écoutera du Lorie, l'autre aura seulement des sons aléatoires enregistrés lors d'un trajet pédestre dans les rues de la capitale. Tout est donc fait pour que personne ne puisse savoir s'il écoute du Lorie ou non.
Les résultats devraient être passionnants.